Convecteurs, panneaux rayonnants, inertie sèche ou fluide : choisir, dimensionner et piloter un chauffage électrique.

Le chauffage électrique utilise l'électricité pour produire de la chaleur. Il existe plusieurs types de radiateurs, dont le choix dépend de la taille de la pièce, de l'usage et de l'exigence d'efficacité.
Tous les radiateurs électriques à effet Joule ont exactement le même rendement : cent pour cent de l'électricité consommée devient de la chaleur.
Un convecteur d'entrée de gamme et un radiateur à inertie haut de gamme de même puissance consomment donc la même énergie pour produire la même chaleur.
Ce qui diffère, c'est le confort, la répartition de la chaleur, la stabilité de la température, la sensation de paroi froide, et, par conséquence indirecte, la consommation : un chauffage confortable permet de baisser la consigne d'un ou deux degrés, ce qui représente de sept à quatorze pour cent de consommation.
Les économies annoncées par les fabricants viennent de là, et de la qualité de la régulation, non d'un rendement supérieur, qui est physiquement impossible.
Le convecteur chauffe l'air au contact d'une résistance ; l'air chaud monte et circule. Léger, peu cher, facile à installer, il produit une chaleur sèche, une stratification importante entre le sol et le plafond, et des variations rapides de température.
Le panneau rayonnant chauffe une plaque qui émet un rayonnement infrarouge réchauffant directement les objets et les personnes. Sensation plus agréable, montée en température rapide, effet limité au champ de rayonnement.
Le radiateur à inertie stocke la chaleur dans un matériau et la restitue progressivement. L'inertie sèche emploie un cœur de fonte, de céramique ou de stéatite ; l'inertie fluide, un liquide caloporteur. C'est la solution la plus confortable et la plus stable, et la plus chère à l'achat.
Le radiateur soufflant diffuse rapidement la chaleur par ventilation : réservé aux salles de bains et aux appoints ponctuels, il est bruyant et consommateur.
Le sèche-serviettes combine chauffage et séchage dans la salle d'eau.
La règle approximative de cent watts par mètre carré ne vaut que pour un logement moyennement isolé sous trois mètres de hauteur.
Elle se corrige fortement : un logement récent bien isolé demande beaucoup moins, un logement ancien mal isolé davantage. Le calcul correct part des déperditions du local, de la température extérieure de base de la région et de la température de consigne.
Deux erreurs fréquentes. Le surdimensionnement, qui fait fonctionner l'appareil par à-coups et dégrade le confort. Et le sous-dimensionnement, qui laisse le radiateur en marche permanente sans atteindre la consigne.
Mieux vaut deux appareils moyens répartis qu'un seul très puissant dans une grande pièce.
C'est là que se trouvent les seules économies réelles.
Un thermostat électronique précis, une programmation par plages horaires, la détection d'ouverture de fenêtre et la détection de présence permettent de ne chauffer que lorsque c'est utile.
Le pilotage intelligent, qui apprend l'inertie du logement et anticipe les remises en température, améliore encore le résultat.
Les repères utiles : dix-neuf degrés dans les pièces de vie, dix-sept dans les chambres, et un abaissement pendant les absences, un degré de moins représente environ sept pour cent de consommation.
Le chauffage électrique par effet Joule est le plus coûteux à l'usage, le kilowattheure d'électricité valant plusieurs fois celui du gaz ou du bois.
Une pompe à chaleur, y compris air-air, restitue trois à quatre kilowattheures de chaleur pour un consommé : à confort égal, la facture est divisée par trois ou quatre.
Avant tout changement d'appareil, la question à se poser reste la même : l'isolation. Remplacer des convecteurs par des radiateurs à inertie dans un logement mal isolé améliore le confort et ne règle pas la facture.